11 octobre 2012
ai(19)
ai vu de près Théo Lessour interviewé par le Tagespiegel, la mégagloire. Un article assez moyen de canard grand public, mais justement c'est pour cela qu'il est intéressant. Les germanophones (ou les amateurs de photo de merde) pourront cliquer-là.
ai traduit un petit 150 pages de Klang der…. C'est un beau métier la traduction, même à mon niveau de micro scarabée (scarabée punk, that is).
ai vu sur Le Monde qu'on a donné le Nobel de littérature à Mo Yann. Je ne sais pas si c'est exactement une "nouvelle" mais je ressens une légère satisfaction. J'avais adoré son Pays de l'alcool, qui m'avait aussi épuisé. Je n'aime pas trop la truculence rabelaisienne habituellement. Mais venant de Chine et extorquée avec une telle cruauté je m'y étais vautré comme un cochon joyeux saute dans son auge boueuse.
ai vu Lyon et Marseille en un week end. Lyon la formelle. Théo Lessour y parlait du Berlin Sampler devant trois petites dizaines de gens qui viennent aux conférences quand il y a des conférences. C'était un public intéressant, loin loin de labranchitude rock n roll, très attentif. Hôtel trois étoiles, restaurant chic. ëtre conférencier est un beau métier. MArseille était bien sûr beaucoup plus free style. J'ai parlé punk allemand devant peut être bien 70 personnes dans la cour itnérieure de la librairie l'Histoire de l'Oeil. Excellentes vibes. Forte attention, rires, gens captifs. Le Dilapide ta jeunesse s'avère bien marcher à la lecture à haute voix. Avons ensuite été, c'est M. l'ami de JB rencontré l'année dernière lors de mon court séjours chez les fausse-et-un qui m'a drivé ces qq jours, que la paix soit avec lui, voir Gallon Drunk, dont je me demande si je ne les ai pas vu au Gibus ou équivalent vers le début des années 90, et c'était bien. et nous avons fini dans une fête chez des acteurs, des comédiens subventionnés mais quand même des gens agréables, vers 7 heures du matin, c'est que les marseillais ne rigolent pas avec la fête. Les deux jours suivant ont servi à se laisser aller à l'hallucinante température locale (notamment à se vautrer dans des tas de caillasses que les locaux appellent "plage"). Je commence a avoir pour cette ville quelque chose de plus que de la sympathie.
10 octobre 2012
Nicolas Moulin
le "brutalisme"(...) est (...) l'antithèse de l'architecture normée HQE ou les merdes dans le genre de celles dont Frank Gehry nous recouvre avec ses musées d'art contemporain de sous-préfectures à la con.
http://www.gaite-lyrique.net/gaitelive/nicolas-moulin-intra-terrestre-un-artiste-a-la-croisee-des-fins-du-monde
01 octobre 2012
gopak
"Quand Staline dit "on danse" souffla Khrouchtchev à Mikoïan, il vaut mieux s'exécuter si l'on veut garder la tête sur les épaules". Staline forçait le pauvre Khrouchtchev ruisselant de sueur à s'accroupir pour danser le gopak, on aurait dit une "vache patinant sur la glace". (…)
"Notre danseur mondain" Molotov valsait impeccablement, déployant des talents insoupçonnés. Depuis les années 30, il s'était fait une spécialité de ces soirées où il dansait, la mine grave, avec d'autres hommes pour la plus grande joie de Staline. Son partenaire favori, Postychef, avait été exécuté depuis longtemps"(…)
Vers cinq heures du matin, Staline congédiait enfin ses camarades exténués et souvent si enivrés qu'ils étaient incapables de marcher. (…) Dans la limousine qui les ramenait chez eux, Khrouchtchev et Boulgamine respiraient, soulagés d'avoir survécu.
Simon Sebag Montefiore, Staline la cour du Tsar rouge, Tempus, T2, p 289-291.
25 septembre 2012
a star is born
http://bolossdesbelleslettres.tumblr.com/
merci au Chalmus Calons Maximus pour cette hallucinante découverte (le balzac est particulièrement savoureux)
alors mon conseil c’est que faut pas rester sur cette impression car toi meme tu sais que la litterature est une gow rebelle une gazelle farouche genre elle te regarde par dessous mais elle veut pas que ses bitches elles savent qu’elle te kiffe on parle sentiment mais c’est normal putain c’est de l’art fdp.
19 septembre 2012
ai (18)
ai devant la piscine lu le très bon Magellan de Stefen Zweig, bio d'une grande modestie et sans salamalecs d'un personnage qui pourtant pourrait facilement se prêter à d'écoeurants débordements. Zweig biographe est une piste à explorer d'urgence (alex m'a conseillé son Fouché). Et Les courants fourbes du lac Tai un policier de Xiolong Qiu que j'ai trouvé médiocrement écrit (ou mal traduit ?) et pour tout dire un poil plan plan, et l'Affaire N'Gustro de JP Manchette que j'ai trouvé un peu raide mais quand même indéniablement plein d'un certain souffle genre "peignons au crachat le portrait de gros ignobles de droite", et La carte et le territoire du Houellebecq, que j'ai trouvé à son meilleur, j'y reviendrai peut-être j'ai même pris des notes sur la dernière page du livre de poche et je l'ai arraché avant de laisser le bouquin ainsi amputé à V. avec aussi un David Lodge qui s'était retrouvé je sais pas trop comment dans mon sac.
ai acheté Staline la cour du tsar rouge de Sebag Montefiore, Méfions nous de la nature sauvage de Elfriede Jelinek, L'anabase de Xenophon, Histoire de l'art de E.H Gombrich que j'ai lu dans le TGV entre Montpell-Nantes-Rennes et Paris, Le sacre du rock de Steven Jezo-Vannier, Corrections de Thomas Bernhardt, Le roi Pâle de David Foster Wallace, que j'ai commencé dans l'avion de retour et oui c'est de haut-vol, une bouteille de cognac 35 ans d'age, ai eu en cadeau du Gel moussant de Dior Higher Energy et Martin Eden de Jack London, et un châle/écharpe en Cachemire du Népal et un petit kit "be a best selling writer instantly" (un sachet plastique avec une seringue et de la poudre) et La puissance de la pensée de Giorgio Agamben (qui envoie le bois, si je dois m'en tenir au dernier chapitre sur Deleuze et Foucault et la vie) et l'Oreille interne de Julien Sirjacq.
ai écouté les Dead Skeletons, qui jouent demain soir au Kater Holzig ici à Berlin, et même que je crois que je vais y aller (vidéo).
Je suis de retour. J'ai plein de trucs sur le feu. Et ça va chier.